Two Sides of the Moon – Keith Moon
•15 juillet 2009 • Laisser un commentaireJe me suis levée avec l’envie d’écrire un article sur Keith Moon.
Keith Moon fait partie de mes «étranges idées fixes» et vu le nombre limité de personnes qui, autour de moi, connaissent et apprécient Keith Moon, la frustration me guette. J’ai beau me tuer à dire que ce n’est quand-même pas tout le monde qui peut se vanter d’avoir un sosie Muppet officiel, rien n’y fait (je précise que je ne réduis bien-sûr pas Keith Moon à une peluche sous acide mais nourrissant une affection très particulière pour les Muppets, je trouve l’hommage délicieux).
La version originale :
La version Muppet :
Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours aimé les Who que ce soit de manière détournée (je pense notamment aux apparitions de Roger Daltrey dans les séries TV de mon adolescence) ou plus directe (en sautant partout et en m’arrachant les cordes vocales au son de leur musique) mais je n’ai véritablement commencé à m’intéresser à Keith Moon qu’au moment où j’ai vu le documentaire de Jeff Stein sur les Who «The Kids Are Alright» et plus précisément cet extrait :
J’ai réellement cru que j’allais mourir de rire et je me suis dit que quelqu’un d’aussi délirant ne pouvait que m’attirer. Je me suis donc plongée dans l’ouvrage de référence pour tout fan de Keith Moon qui se respecte, la biographie de Tony Fletcher «Dear Boy : The Life of Keith Moon» et ce fut le début de mon attachement fervent à Keith Moon (et la fin de ma santé mentale).
En 2006, le label anglais Sanctuary ressortait, en édition deluxe gonflée de bonus, le seul album solo jamais commis par Keith Moon : «Two Sides of the Moon» et c’est de cet album que j’aimerais parler maintenant car je pense qu’il mérite d’être réhabilité.

Mais commençons par le commencement.
Sheila Levine est morte et vit à New York – Gail Parent
•5 août 2009 • Laisser un commentaire
Un petit mot rapide au sujet d’un livre que je viens juste de terminer “Sheila Levine est morte et vit à New York” de Gail Parent.
Sheila Levine est une célibataire new-yorkaise de 30 ans pas vraiment canon avec de vrais bourrelets, des cheveux indéfrisables, un nez plutôt présent et un sens de la mode a priori extraterrestre. Mais là n’est pas son principal problème car en bonne fille juive qu’elle est, elle souffre de ce syndrome typiquement féminin, transmis par sa Miss Coney Island de mère, qu’on appelle le mariage. Et oui, quand dès votre naissance, votre mère rêve déjà de votre mariage et qu’elle vous répète à longueur de temps que “le plus beau jour de (sa) vie sera celui où (elle) danser(a) à votre mariage”, ça laisse des traces. Ainsi Sheila Levine est prête à tout (mais alors vraiment à tout) pour se dégoter un mari à peu près présentable avant d’avoir dépassé l’âge limite car comme le souligne sa tendre mère: “trouve un mari à la fac, après ce sera plus dur”. Sauf qu’à chaque fois elle se plante et peu à peu sa détermination s’effrite et la lassitude s’installe. Que faire donc quand on a passé plus de la moitié de sa vie à chercher l’âme sœur, qu’apparemment elle vous est passée sous le nez et qu’il n’y statistiquement plus aucune chance pour qu’elle repasse devant votre nez? Se suicider bien-sûr, et ça, ça demande beaucoup d’organisation.
“Sheila Levine est morte et vit à New York” ressemble à une longue lettre où l’héroïne nous explique les raisons qui l’ont poussée à envisager le suicide, cependant rien de larmoyant dans tout ça, Sheila Levine a un sens de la répartie et de l’auto-dérision particulièrement jouissif et sa franchise à toute épreuve est à mourir de rire (mention spéciale à Norman le “fastidieux”, au priapique Harold et à l’over-booké Rabbin Stine).
Un petit extrait où Sheila, ayant décidé de se suicider, se rend au Rossman Memorial Park pour s’acheter un concession:
- “(Mr Rossman) Nous y voici. Nous avons l’emplacement 34 A et B et l’emplacement 65 A et B. Ils sont tous très bien situés.
- (Sheila) Que signifie A et B ?
- A et B indiquent deux concessions côte à côte. Je suppose que votre époux vous rejoindra.
- Je suis célibataire. (C’est pour ça que je vais atterrir ici, vieux schnoque.)
- C’est un problème. Un problème très grave. (A qui le dites-vous !) Vous comprenez Rossman est un cimetière familial. Nous avons les Linberger, plus de vingt-cinq personnes, trois générations qui sont avec nous. Le problème, ma chère, est que nous ne fournissons pas les célibataires. Toutes nos concessions sont doubles.” Incroyable! Vous entendez ce que cet homme me dit? Reposez en paix. Ha! Jusqu’à ma tombe, dedans même, je me coltine des problèmes de célibataires.
“- Je ne pourrais pas…simplement avoir l’emplacement 34 A et si un autre célibataire se présente, il pourrait avoir le 34 B?
- Je suis désolé. Je ne peux pas les diviser. ça nous mettrait dans le pétrin! (Je suis au bord des larmes. Prête à hurler. J’en mourrais!)
- Ecoutez, il y a peut-être un homme qui est mort et sa femme s’est remariée et elle voudrait être avec son nouveau mari. Ou vice et versa. Il y a peut-être un autre célibataire qui gît, je ne sais où, et on pourrait faire équipe, si vous permettez ce genre de chose.
- Généralement, mademoiselle Levine, nous suggérons l’incinération pour les célibataires.” On a même pas le choix? On représente si peu? Les célibataires doivent être réduis en cendres de gré ou de force?”
Précisons juste, pour la route, que “Sheila Levine…” a été publié en 1972 bien avant que la chick-lit n’envahisse nos librairies. Mais bien que Sheila Levine soit grosse et assez pathétique ce n’est pas à sa consœur anglaise Bridget Jones qu’elle me fait penser mais plutôt aux quatre new-yorkaises de “Sex and the city”. On retrouve chez Candace Bushnell la même liberté de ton et la même propension à l’ironie que chez Gail Parent, le tout au service d’un discours réfléchi et très juste sur les comportements humains en matière d’amour. L’extrait suivant, bien-sûr issu de “Sheila Levine…”, pourrait tout aussi bien venir d’un épisode de “Sex and the city”, ce qui donne au roman de Gail Parent une modernité plus que réjouissante.
“Il y a des gens qui prétendent que New-York est une jungle. C’est faux. C’est un immense cache-sexe. Conçu pour le confort des hommes. Vous n’avez qu’à regarder les chiffres.
A New-York, il y a un million de filles célibataires qui portent du 38, ont les cheveux raides et n’ont jamais eu un seul bouton sur le nez. Pas une de ces filles n’est vierge. Elles sont toutes prêtes à coucher avec un type dans leur studio. Toutes lisent les articles de Cosmopolitan sur les tactiques à suivre pour se marier: “Comment vous marier si vous avez plus de trente ans?” Elles vont toutes à des soirées pour célibataires, de réveillon de Noël, du Nouvel An, de veille des élections, toute veille qui peut servir de prétexte à une fête. Certaines mentent sur leur âge. D’autres prétendent même être divorcées, parce que ça augmente les chances de se marier. C’est vrai, quoi. Si on a divorcé, ça veut dire qu’un jour, quelqu’un vous a aimée au point de décider de passer le restant de sa vie avec vous.
A New-York, un million de filles ont leurs comptes chez Bloomingdale et chez Saks, et s’achètent leurs bijoux toutes seules. Des filles vont chez Tiffany s’acheter des bracelets et des bagues. Oui, au cas où vous penseriez être au-dessus du lot, laissez-moi vous dire que ces filles aussi sont allées à l’université, qu’elles ont lu Faust et connaissent Zola. Et toutes sont des cordons-bleus. La quiche et la paella n’ont aucun secret pour elles. Elles ont toute recopié la même foutue recette.
Et, oh! Comme elles sont politisées, ces filles. C’est des libérales. Elles défilent dans le froid, s’inscrivent à des partis, affichent leur appartenance. Vous croyez que c’est pour servir les grandes causes, qu’elles assistent aux meetings? Non, elles y vont pour la probabilité d’y rencontrer un homme qui y croit, lui, aux bonnes causes.
Quoi? On est toutes folles à lier? On a toutes perdu la boule? On n’a toujours pas capté qu’ils tiennent un vrai filon avec nous, les filles pas mariées? On a nos propres revues, nos rayons spéciaux dans les grands magasins. Dans chaque immeuble bâti à Manhattan, la moitié des appartements sont des studios. Studios? Non, plutôt des cachots sans chambre à coucher, pour le million de filles qui en a rarement l’utilité. Toutes ces filles, ces centaines de filles suivent le même cursus. D’abord elles s’installent au Village avec trois, quatre ou cinq colocataires, toutes à la recherche d’un homme ou d’un mari. Puis elles déménagent dans l’Upper East Side avec seulement une copine dans un appartement plus petit et plus cher. Pas de décoration intérieure, tout est investi en fringues parce qu’elles cherchent désespérément, se démènent, sont en manque d’homme. Enfin, elles se retrouvent toutes seules. Dans de petits appartements Midtown, moins chers mais encore sûrs, à acheter des produits de beauté et se préoccuper de leurs points retraite. Elles achètent de beaux verres à vin, tapissent leurs vieux canapés et prennent un chat. Elles ont des poteries sur les étagères de la cuisine et des plantes vertes sur la table du salon. Et sans relâche, elles cherchent.
Ce serait faux de dire qu’aucune ne se marie. Certaines le font, bordel! C’est vrai. Il y en a qui épousent la pauvre type de leur patelin qu’elles avaient toujours snobbé avant de partir pour Manhattan. D’autres rencontrent un homme à une soirée par le truchement d’un voisin de palier. C’est rarissime, croyez-moi. Ville des plaisirs! Ah! New-York n’est que lutte, pour survivre, se faire remarquer, désirer, épouser.”
Conclusion: lisez “Sheila Levine est morte et vit à New-York”, vous passerez un excellent moment, en plus, ce roman n’est pas que du divertissement, il délivre de nombreuses vérités sur les mensonges de la société et les bizarreries des relations amoureuses, puis de la chick-lit intelligente c’est tellement rare que ça vaut vraiment le coup de saluer “Sheila Levine…”.
Clive Barker et le cinéma (1)
•9 août 2009 • Laisser un commentaireFaisons un petit voyage dans le temps et retournons dans les années 90, décennie idyllique où M6 diffusait tous les jeudis en 2ème partie de soirée un film d’horreur ou, s’il y avait pénurie de films d’horreurs, des épisodes de la série fantastique américaine «Les Contes de la Crypte». Je ne devais pas avoir plus de 12 ou 13 ans à l’époque et je n’avais bien-sûr pas le droit de regarder ce genre de programme -mes parents craignant probablement que je ne devienne dingue- mais dès qu’ils avaient le dos tourné, le désir de satisfaire ma macabre curiosité me poussait immanquablement à jeter un coup d’œil à ces «jeudis de l’angoisse». J’y ai vu beaucoup de choses horribles, en ai fait de nombreux cauchemars mais y ai aussi découvert Clive Barker et rien que pour ça, ça valait le coup d’avoir quelques sueurs froides.
Ce que j’admire le plus chez Clive Barker, c’est sa capacité à donner chair à son imaginaire par des voies artistiques aussi diverses que celles de l’écriture, de la réalisation cinématographique et des arts plastiques. Il est à la fois romancier, nouvelliste, dramaturge, scénariste, metteur en scène de théâtre, réalisateur de films, peintre et créateur de jeux vidéo, le tout avec une égale maîtrise.
Mais d’abord quelques mots au sujet de Clive Barker. Né en 1952 à Liverpool dans le quartier de Penny Lane, rendu célèbre en 1967 par les Beatles, Clive Barker se prend d’abord de passion pour le dessin qu’il pratique assidûment durant son enfance, couchant déjà sur le papier les figures issues de son imagination, avant de s’intéresser à l’écriture, accouchant de sa 1ère nouvelle «The Wood on the Hill» à l’âge de 14 ans. Ses auteurs de prédilection sont alors Christopher Marlowe, le père du théâtre élisabéthain et créateur originel du mythe de Faust, William Shakespeare, William Blake et Edgar Allan Poe. Après un passage par la case université (en littérature anglaise et philosophie), il écrit plusieurs pièces de théâtre avant de réaliser 2 courts-métrages, dont je parlerai un peu plus loin. En 1973, Clive Barker s’installe à Londres où il fonde plusieurs compagnies théâtrales (dont la Dog Company mais j’y referai allusion plus tard) occupant alternativement les fonctions d’auteur, metteur en scène et acteur. A la même époque, Clive Barker travaille sur plusieurs nouvelles qui seront publiées entre 1984 et 1985 sous la forme de 6 volumes baptisés «Livres de Sang». Ces nouvelles connaîtront un franc succès et seront récompensées par les British Fantasy Awards et les World Fantasy Awards, faisant de leur auteur la nouvelle sensation de la littérature fantastique. Stephen King dira : «J’ai vu le futur de l’horreur, son nom est Clive Barker». Se succèderont ainsi jusqu’aux années 2000, une succession de romans qui ne feront qu’accroître la notoriété de Clive Barker, asseyant son statut de nouveau maître du roman de terreur. Parmi les plus connus, citons «Le jeu de la damnation» en 85, «Le Royaume des Devins» en 87, «Cabale» en 88, «Imajica» en 91, «Sacrements» en 96, «Galilée» en 98, «Coldheart Canyon» en 2001 et «Abarat» en 2002 et 2004.
Je compte prochainement écrire quelques mots au sujet de «Coldheart Canyon» que j’ai vraiment dévoré et j’en profiterai ainsi pour m’attarder un peu plus sur les écrits de Barker car aujourd’hui j’ai plutôt envie de me concentrer sur une partie de son travail un peu moins connue du grand public: la réalisation cinématographique et pour illustrer mon propos, je voudrais plus précisément mettre en lumière son 2ème long-métrage «Nightbreed» auquel je voue un véritable culte.
Mais avant cela, revenons un peu en arrière afin de faire le point sur les premières réalisations de Barker en quelques mots rapides.
Clive Barker et le cinéma (2) : Nightbreed, 1990
•22 août 2009 • Laisser un commentaireAvant toute chose, il est extrêmement important de préciser que le film «Nightbreed», sorti en 1990, était une adaptation très fidèle, presque page par page, de «Cabale», roman publié en 1988 par Clive Barker lui-même. Le principal problème que nous connaissons aujourd’hui avec «Nightbreed» est que le film qui nous est actuellement permis de voir n’est pas le film qu’a réalisé Clive Barker mais le résultat des exigences ridicules d’une partie des dirigeants de Morgan Creek Productions et de la 20th Century Fox qui ruinèrent l’oeuvre de Barker en y imposant, entre autres, maintes coupures.
Je n’ai hélas pas connaissance du «Nightbreed» original mais j’ai passé pas mal de temps à chercher des informations sur ce film qui, malgré tout ce qu’il a subi, reste l’un de mes préférés. Ainsi je voudrais, très modestement, essayer de donner aux personnes qui liront cet article un petit aperçu de la manière dont Clive Barker envisageait son film au départ, des messages qu’il tenait à faire passer à travers son histoire et ses personnages. J’espère ne pas trop passer à côté de l’essentiel ;)

Du livre au film
Au commencement était donc un livre, «Cabale», publié en 1988.
Lire la suite ‘Clive Barker et le cinéma (2) : Nightbreed, 1990′
Malice in Wonderland
•14 novembre 2009 • 4 Commentaires
Tout le monde a un jour ou l’autre entendu parler d’ “Alice au Pays des Merveilles”, ne serait-ce qu’en tombant sur une des multiples rediffusions télévisuelles de la très psychédélique version Disney, dont on devait le graphisme haut-en-couleurs genre j’ai piqué ses champignons magiques à la chenille à la dessinatrice Mary Blair (à qui le Musée d’Art Contemporain de Tokyo rendait hommage jusqu’en octobre dernier).
Pour la petite histoire, tout commença avec Charles Ludwitge Dodgson (1832-1898), timide -et quelque peu sourd- fils de pasteur, gaucher et bègue comme ses onze frères et sœurs. On attribuait ces particularités au fait que ses parents étaient cousins germains et donc consanguins. Extrêmement intelligent et doué, il se prit très tôt de passion pour l’écriture, rédigeant à l’attention de ses frères et sœurs divers magazines familiaux, inspirés des revues littéraires dont les victoriens raffolaient, tout en s’intéressant de très près aux mathématiques (la passion de son père). 1851 marque son entrée à Oxford et quelques années plus tard, en 1855, il devient professeur de mathématiques au Christ Church College. C’est à partir de 1856, en publiant dans le magazine comique “The Train” un poème intitulé “Solitude”, que Charles Dodgson invente Lewis Carroll, ce pseudonyme, créé à partir du nom de jeune fille de sa mère, Ludwitge, et de la latinisation de son propre prénom, lui permettant de séparer l’écrivain facétieux du très sérieux auteur d’ouvrages de logique et de mathématiques. La même année, Dodgson fait la connaissance de la famille Liddell. Henry Liddell (1811-1898), helléniste de son état et par ailleurs doyen du Christ Church College, avait une charmante épouse, Lorina Hanna Reeve, et dix enfants parmi lesquels se trouvait une certaine Alice. Dodgson s’était toujours senti mal à l’aise parmi les adultes et rien ne lui plaisait plus qu’être entouré d’enfants, afin de partager leurs jeux et replonger dans cet imaginaire enfantin auquel il était désespérément attaché, il se lia donc très facilement d’amitié avec les enfants Liddell, les mettant en scène dans ses photographies, sa nouvelle lubie. Ce n’est qu’en 1858, qu’il s’intéresse véritablement à Alice Liddell, l’immortalisant en petite mendiante.
La naissance d’Alice. Le 4 juillet 1862, Au cours d’une promenade en barque sur la rivière Isis d’Oxford en compagnie d’Alice Liddell et de deux de ses sœurs, Edith et Lorina, Charles Dodgson imagine les aventures d’une petite fille nommée Alice dans un monde imaginaire farfelu. A la demande de la véritable Alice, Dodgson couche sur le papier son histoire qu’il achève en février 1863. Bien qu’entre temps ses relations avec les Liddell se soient détériorées, Dodgson remet entre les mains d’Alice Liddell le manuscrit, illustré par ses soins, des “Aventures d’Alice sous la Terre” à noël 1864. Il faudra attendre noël 1865 pour que les “Aventures d’Alice sous la Terre” deviennent l’ “Alice au Pays des Merveilles” que nous connaissons, celui publié par l’éditeur Alexander MacMillan et illustré par le dessinateur John Tenniel (1820-1914), notamment connu pour ses caricatures dans la revue satirique anglaise Punch. Une année plus tard, une suite “De l’autre côté du miroir” est, toujours illustré par John Tenniel, est éditée. Ces deux contes de fées, terme utilisé par Dodgson lui-même pour désigner les aventures d’Alice, firent la réputation de son alter ego littéraire Lewis Carroll: la critique encensa les livres qui se vendirent comme des petits pains obligeant MacMillan à les rééditer très régulièrement. Alice devint ainsi le livre de chevet préféré des petits anglais (puis des petits français à partir de 1869, Dodgson/Carroll supervisant la publication et la traduction de son œuvre) et un mythe littéraire à part entière.
On dénombre près d’une vingtaine d’adaptations d’ “Alice…” pour le petit et le grand écran. J’attends avec une très grande impatience le film de Tim Burton, dont le génie aura sûrement su tirer de l’œuvre de Lewis Carroll toute sa douce folie et son absurdité totalement assumée. Mais pour l’instant je voudrais dire quelques mots au sujet d’une adaptation a priori fort déjantée des aventures d’Alice en son pays merveilleux: “Malice in Wonderland”.

Présenté en octobre dernier au 42ème Festival International du Film Fantastique de Catalogne, le fameux Sitges Film Festival, “Malice in Wonderland” est une réinterprétation contemporaine de l’oeuvre de Lewis Carroll. Alice est une étudiante en droit américain. Renversée par un taxi londonien, elle se réveille frappée d’amnésie dans un monde qui est à des milliers de kilomètres du sien – un pays des merveilles d’un genre particulier. Entraînée par un énigmatique chauffeur de taxi Whitey (connu précédemment sous le nom de Lapin Blanc) dans un monde sous-terrain peuplé de tordus, elle doit faire preuve de malice afin de se souvenir de son nom et pouvoir retourner chez elle en un seul morceau. Sur son chemin, elle rencontre les personnages issus du livre de Lewis Carroll sous une nouvelle apparence. Le chenille est par exemple un dealer, le Roi et la Reine de Cœur ne font qu’un sous les traits d’un travesti seigneur du crime, le Chapelier Fou tient un bordel itinérant… En poursuivant ses aventures, elle apprendra que rien n’est ce qu’il semble être, que vie et destin sont inextricablement liés et que l’amour se cache parfois dans des lieux improbables.
Simon Fellows, le réalisateur: Je veux transporter Alice et le public dans ma vision du pays des merveilles. Un monde réaliste parfois sombre, parfois lumineux, un monde bigarré, étrange et en constante contradiction (…) pas si éloigné de celui où nous nous sommes perdus à un moment ou à un autre. (…) Technique mise à part, ce film doit tout à ses personnages. Pour son personnage principal Alice et le public, c’est comme une balade sur des montagnes russes, ça va à toute vitesse avec une énergie folle, un son et un style qui pousse cette interprétation contemporaine à ses limites cinématographiques.
“Malice in Wonderland” devrait sortir sur les écrans britanniques le 28 janvier 2010. Je ne sais pas si une date de sortie française est prévue mais le film sera disponible dès février en dvd zone 2. En ce qui me concerne, j’ai très envie de voir ce film. L’impression que j’ai du teaser est celle d’un joyeux désordre, ce qui se rapproche assez de la description -citée plus haut- que Simon Fellows fait de son film. Les personnages ont tous l’air tarés et Alice me fait penser à un lapin pris dans les phares d’une voiture -ce que je trouve assez ironique puisqu’elle se fait renverser par le lapin blanc au début de l’histoire. Puis c’est aussi l’occasion de revoir quelques acteurs anglais que j’aime bien tel que Danny Dyer (que j’avais trouvé absolument hilarant dans l’excellentissime “Severance” de Christopher Smith) et Nathaniel Parker, connu du grand public pour son rôle de Thomas Linley dans la série policière anglaise “The Inspector Linley Mysteries” d’après les romans d’Elizabeth George mais que, personnellement, j’adore depuis “Far From The Madding Crowd”, une production de la BBC d’après le roman de Thomas Hardy, où il jouait Gabriel Oak (*love*).
Sur ce (et comme le chante le Chat de Chester chez Disney):
“Twas brillig, and the slithy toves
Did gyre and gimble in the wabe ;
All mimsy were the borogoves,
And the mome raths outgrabe.”
(je précise qu’il s’agit du Jabberwocky)
N.B : Concernant “Malice in Wonderland”, j’ai trouvé la plupart de mes informations sur ce site et celui-ci étant très régulièrement mis à jour, je pense qu’il est toujours bon d’y jeter un œil.
Charles Frederick Worth
•6 décembre 2009 • 6 CommentairesLe comble de la haute-couture française est d’avoir été inventée par un anglais. Le raccourci peut sembler hasardeux pourtant Charles Frederick Worth, né d’extraction modeste le 13 octobre 1825 à Bourne dans le comté du Lincolnshire, fut le couturier le plus prisé de la deuxième moitié du 19ème siècle, habillant de ses créations toute la haute-société européenne, de la Princesse Pauline de Metternich à l’Impératrice Eugénie, en passant par la Reine Victoria et l’Impératrice Elizabeth d’Autriche.
Quelques éléments biographiques. Ce n’est qu’à l’âge de 20 ans que Charles Frederick Worth débarque à Paris. Avant cela, on peut considérer ses années anglaises comme des années de formation. Quittant rapidement sa ville natale pour la capitale londonienne, il devient apprenti puis employé chez plusieurs marchands de textiles (dont le très fameux Swan & Edgar de Picadilly Circus aujourd’hui disparu et son concurrent de Regent Street, situé à quelques mètres de là, Lewis & Allenby) où il est confronté aux compétences techniques que requiert le métier de couturier et les besoins matériels qu’il génère: quel type de tissu donnera tel ou tel rendu, combien de mètres de tissu seront nécessaires à la confection de tel ou tel vêtement, etc… Sa nature curieuse le pousse par ailleurs à visiter les nombreux musées de Londres et voir les expositions alors en vogue. Worth s’intéresse en particulier au portrait historique et celui-ci ayant toujours eu pour mission de mettre en scène les grands de ce monde afin d’asseoir leur pouvoir et leur autorité, il apprend ainsi à identifier les codes qui régissent ce microcosme qu’est la haute-société.
Quand Worth arrive à Paris en 1845, il n’a que 117 francs en poche. Après quelques déboires, il trouve enfin un travail chez Gagelin & Opigez, marchand réputé de tissus et de mercerie de luxe, dont il finit par devenir le vendeur en chef. Il s’y prend d’amour pour Marie Vernet qu’il épouse en 1851 (suite à cela, elle deviendra demoiselle de magasin chez Gagelin & Opigez). C’est à partir de ce moment-là qu’il se laisse véritablement aller à son désir de créer des vêtements et sa femme lui servira de premier modèle. Souhaitant la voir paraître sous ses plus beaux atours, il confectionne à son attention de nombreuses tenues qui font l’admiration de ses collègues et clients, si bien que Gagelin décide d’ouvrir en ses murs un département couture qui présentera les créations de Worth et qui connaîtra la gloire lorsque celles-ci seront récompensées aux Grandes Expositions Universelles de Londres (1851) et de Paris (1855). En 1858, Worth quitte Gagelin & Opigez pour fonder sa propre maison, 7 rue de la Paix, avec l’aide d’un ami suédois Otto Gustav Boberg, lui-même commis chez Gagelin. La Maison Worth & Boberg était née.
Le 2 décembre 1852, Louis-Napoléon Bonaparte, premier Président de la République Française, devenait Empereur des Français sous le nom de Napoléon III, suite au Coup d’Etat du 2 décembre 1851 qu’il avait lui-même fomenté. C’était le commencement du Second Empire. En épousant l’année suivante, Eugénie de Montijo, qui lui donnerait un fils en 1856, Napoléon III rendait à la France une famille royale qu’elle avait perdue avec la chute de Napoléon I, ce qui annonçait bien-sûr un retour aux fastes d’antan, ce qui à son tour profita largement à Charles Frederick Worth dont la propre ascension coïncidait avec celle des Napoléon. Ce fut la Princesse Pauline de Metternich qui inaugura la valse des clientes royales à la Maison Worth. Les Impératrice Eugénie et Elizabeth d’Autriche, la Tsarine de Russie, la Reine Victoria et la Reine d’Italie suivirent, offrant à Worth la plus efficace des promotions. Le nombre d’élégantes à se précipiter à la Maison Worth dans les années 1860 fut tel qu’on parla d’ère Worth. On y verra aussi défiler un peu plus tard de célèbres actrices et chanteuses telles que Sarah Bernhardt, Lillie Langtry, Nellie Melba ou Jenny Lind.
Le seul frein au succès de Worth fut la Guerre Franco-Prussienne de 1870 qui poussa les élites parisiennes, principales clientes de la Maison Worth, à fuir la capitale mais ce ne fut que temporaire. A la mort de Charles Frederick Worth, le 10 mars 1895, ses deux fils, Jean-Philippe (1856-1926) et Gaston (1853-1924), qui avaient rejoint la firme familiale en 1874, reprirent les rênes de la Maison Worth, le premier s’occupant de la création, le second de la gestion des finances. Leur travail permit à la Maison Worth d’entrer dans le 20ème siècle (les modèles de Jean-Philippe Worth furent présentés à la manifestation “Les Toilettes de la Collectivité de la Couture” de l’Exposition Universelle de Paris de 1900) et de faire perdurer son succès jusqu’aux années 20, malgré la concurrence de Jeanne Paquin ou des Soeurs Callot par exemple. Par ailleurs, grâce au prestige acquis par la Maison Worth depuis sa création, Gaston Worth put jouer de son autorité afin de créer en 1927 la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne afin de réglementer le monde de la couture et faire cesser les rivalités qui y régnaient alors. La Maison Worth ferma ses portes en 1952 lorsque le petit-fils de Charles Frederick Worth, Jean-Charles (1881-1962), se retira des affaires.
Du nouveau !
•30 janvier 2010 • 3 CommentairesJ’ai le plaisir de vous annoncer mon retour dans la sphère bloguesque.
Dès le lundi 1er février, vous pourrez retrouver une nouvelle version de mon blog à cette adresse.
Pourquoi tant de changements? Quelques petites explications : quand j’ai commencé à rédiger mon premier blog en août dernier, ma motivation principale était d’écrire et de partager quelques uns de mes coups de cœur avec d’autres internautes. Comme tout débutant en la matière, j’ai mis un certain temps à savoir ce que je voulais faire de mon blog. J’ai eu l’impression de partir dans tous les sens, de me contredire… J’étais à deux doigts de tout abandonner lorsqu’en novembre dernier, j’eus le plaisir de me découvrir quelques lectrices qui me donnèrent envie de me remettre au travail. Comme je souhaitais par ailleurs repartir à zéro et que je ne trouvais pas de solutions satisfaisantes pour effectuer cela sur mon ancien blog, je décidais d’en créer un nouveau. J’espère que celles et ceux qui connaissaient l’ancienne version de mon blog en apprécieront les nouvelles orientations et les quelques métamorphoses. Certains articles joueront peut-être les fantômes errants, qui sait…
Par avance un grand merci à celles et ceux qui me suivront dans mon nouveau petit délire ;)
Petite pause
•17 janvier 2010 • 2 CommentairesCe petit blog va prendre quelques vacances a priori jusqu’au mois de février.
Il a besoin de se refaire une beauté et il est bien possible qu’il réapparaisse sous une nouvelle forme et peut-être même sous un autre nom.
Je souhaitais remercier toutes les personnes qui sont passées par ici, que ce soit celles qui ont simplement lu quelques uns de mes articles ou celles qui ont eu la gentillesse de se faire connaître de moi en me laissant d’adorables petits commentaires.
Merci d’avoir fait vivre mon blog et j’espère sincèrement vous retrouver très vite.
Yoshitaka Amano
•10 janvier 2010 • 4 CommentairesJ’ai découvert Yoshitaka Amano par hasard, en flânant dans ma librairie préférée il y a quelques années de cela. Quand mon regard s’est posé sur le livre dont vous pouvez voir la couverture ci-dessous, je n’ai pas hésité une seconde à me l’offrir.

Le Japon me fascine depuis un très long moment et des voyages que j’y ai fait est toujours ressortie une impression de raffinement extrême et pas seulement dans les domaines culturel et artistique. Je me souviens de bentō achetés dans des gares de Tōkyō, ou à bord de trains japonais, qui ressemblaient à de véritables œuvres d’art tant ils étaient emballés avec goût et soin (ça change vraiment des horribles sandwiches sous vide qu’on trouve dans les trains français). Leur art de la table me rend d’ailleurs très admirative, il faudra que je poste ici quelques photos de plats servis dans des restaurants traditionnels de Kyōto car ça vaut vraiment le coup d’œil. Je n’ose même pas parler des costumes traditionnels car là je vais sérieusement devenir trop lyrique! N’empêche qu’il n’y a pas de vêtement plus sensuel que le kimono et je sais de quoi je parle. Mais revenons à Yoshitaka Amano. Lire la suite ‘Yoshitaka Amano’
Soyons frivoles !
•5 janvier 2010 • 4 CommentairesLe nouveau millénaire a déjà 10 ans et je ne sais pas vous mais en ce qui me concerne j’ai l’impression que l’an 2000 c’était presque hier. J’en discutais l’autre jour avec mon amie Charlotte autour d’un chocolat chaud aux marshmallows (notre rituel *yummy* de fin d’année) et c’est amusant de voir à quel point nous avions toujours l’impression d’avoir 17 ans ou du moins de sortir du lycée, c’est ce qui s’appelle se bercer d’illusions;)
Comme chaque début d’année, je fais un grand tri, histoire de repartir du bon pied. La plupart du temps, mon placard est la première victime de ce grand ménage: je mets de côté les affaires que je ne porte plus et me décide enfin à me séparer de celles que, de toute façon, je ne porterai jamais, me répétant une fois de plus que je devais être complètement anesthésiée le jour où je les ai achetées. Une fois disparu le contentement d’avoir enfin accompli quelque chose que je rechignais à faire depuis longtemps, je me mets à fantasmer sur les éventuels vêtements qui pourraient combler à nouveau ce vide si joyeusement créé quelques heures auparavant. Bien-sûr j’essaye de me modérer car j’ai toujours un peu la folie des grandeurs, j’aime les belles choses ce qui ne ravit pas toujours mon porte-monnaie, cependant les soldes approchent! Gageons que je saurai concilier le cœur et la raison.
Quels sont les rêves de mon placard? Lire la suite ‘Soyons frivoles !’
Happy New Year 2010 !
•1 janvier 2010 • 4 Commentaires

Je vous souhaite une très belle et heureuse nouvelle année 2010 !!!
J’ai très envie de commencer l’année avec quelque chose de beau et de poétique. Voici donc deux petits films du réalisateur et animateur japonais Kihachirō Kawamoto qui me font particulièrement rêver.
Kataku (1979)
Oni (1972)
Né en 1925, Kihachirō Kawamoto se passionne dès l’enfance pour les poupées et les marionnettes. C’est après avoir vu les oeuvres du maître de l’animation tchèque Jiri Trnka, qu’il s’intéresse à l’animation de marionnettes en stop motion, travaillant dans les années 50 avec l’un des pionniers de cette technique au Japon, Tadahito Mochinaga. Peu après avoir co-fondé en 1958 la société Shiba Productions, spécialisée dans l’animation commerciale pour la télévision, il part se perfectionner une année durant dans l’art de donner vie aux marionnettes auprès de Jiri Trnka à Prague. Celui-ci l’encourage vivement à s’inspirer dans son travail de la richesse culturelle de son propre pays et à se nourrir de sa propre identité. Dès la fin des années 60, Kihachirō Kawamoto commence à réaliser plusieurs courts-métrages où l’on dénote une forte influence des diverses esthétiques du théâtre traditionnel japonais (Nō, Kabuki et Bunraku) et des films tels que Oni (Le Démon, 1972), Dojoji (1976), Kataku (La Maison de la Flamme, 1979), Sangokushi (La Romance des Trois Royaumes, 1982-84), La Belle Endormie (1990, en hommage à son maître Jiri Trnka) ou Heike Monogatari (L’Histoire de Heike, 1993-94) recevant de nombreux prix lui apportent une reconnaissance internationale. Son dernier opus, Shisha no sho (Le Livre des Morts) date de 2005 et a été présenté lors du 40ème Festival International du Film de Karlovy Vary en Tchécoslovaquie dans le cadre d’une rétrospective qui lui était consacrée.
Une partie des films cités ci-dessus ont récemment été édités en DVD sous le titre The Exquisite Short Films of Kihachirō Kawamoto.
Gormenghast sur Arte
•30 décembre 2009 • Laisser un commentaireLes samedi 2 et dimanche 3 janvier prochains, Mervyn Peake sera à l’honneur sur Arte à travers sa Trilogie de Gormenghast, grand classique de la fantasy anglaise au même titre que Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien.
Bien qu’il soit un auteur culte outre-manche, Mervyn Peake (1911-1968) reste mal connu en France et ce malgré la relative facilité avec laquelle on peut mettre de nos jours la main sur ses écrits. Longtemps on ne le considéra que pour son travail d’illustrateur -il fut dans sa jeunesse l’un des élèves les plus doués de la Royal Academy of Arts de Londres- tant son style était décoiffant, farfelu et pour tout dire purement jouissif. Bien que dans la même veine que son travail pictural, ses œuvres littéraires eurent beaucoup plus de mal à trouver leur public (une partie de la critique de l’époque y vit cependant planer les ombres bienveillantes de François Rabelais, Jonathan Swift ou John Cowper Powys). Il faut dire par ailleurs que la vie de Mervyn Peake fut bien courte. A l’âge de 45 ans apparaissaient les premiers symptômes de la maladie de Parkinson qui l’emporterait une dizaine d’années plus tard (et qui lui donnerait du fil à retordre quand il se lancerait dans la rédaction et l’illustration du dernier volet de sa Trilogie de Gormenghast, Titus Errant, paru en 1957).
Pour faire court et ne pas trop dévoiler l’intrigue, la Trilogie de Gormenghast, composé de Titus d’Enfer (Titus Groan, 1946), Gormenghast (id. 1950) et Titus Errant (Titus Alone, 1959), a pour objet la vie de la querelleuse famille d’Enfer en sa froide et mystérieuse demeure de Gormenghast. Ambiance gothique assurée avec son lot de secrets, de complots et de meurtres mais tout cela décrit avec une bonne dose de ce nonsense typiquement anglais si jubilatoire qui fait que l’on ne sombre jamais dans quelque chose de lourd et de pathétique.



(Ci-dessus les couvertures des premières éditions de la Trilogie de Gormenghast)
Je n’ai jamais eu la chance de voir l’adaptation télévisuelle que nous proposera Arte le week-end prochain. Le fait qu’elle soit produite par la BBC est en soi un gage de qualité et la présence de grandes figures de la scène et du cinéma anglais tels que Sir Christopher Lee ou Ian Richardson est plutôt alléchante. Personnellement je suis curieuse de voir l’interprétation de Jonathan Rhys-Meyers en Finelame. Histoire de se faire une petite idée de ce qui nous attend, voici un petit trailer:
Pour l’instant ma seule inquiétude vient de l’apparente absence de v.o.s.t et l’existence d’une version multilingue n’est pas indiquée sur le site d’Arte. Enfin, comme on dit… Wait and see!
Pour en savoir plus sur Mervyn Peake et ses oeuvres, je vous conseille d’aller faire un petit tour sur ce site. Sinon pour plus de précisions concernant la diffusion de la mini-série Gormenghast, voici la page qu’Arte y consacre.
He’s alive, he’s alive… but only in theory !
•28 décembre 2009 • 2 CommentairesComme le Lapin Blanc d’Alice, je suis toujours en retard et débordée et mon petit blog commence sérieusement à prendre la poussière (d’un autre côté, cobwebs and strange…)
Je manque horriblement de temps et même si j’expérimente la montre à remonter dans le temps façon The Twilight Zone, tout ça risque de se finir comme dans le Treehouse of Horror XIV des Simpsons. Un petit changement de cap est donc nécessaire.
Je vais donc essayer de rédiger de manière plus fréquente de courts billets qui présenteront succinctement un personnage ou une œuvre dont j’ai envie de partager la connaissance, ce qui ne m’empêchera pas d’écrire aussi des articles “de fond” quand j’en aurais le temps.
Sur ce, je vais jouer les Docteur Frankenstein ;)
